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Corrigé — Simulation flash — Ophtalmologie

Corrigé complet du concours

30 questions, la bonne réponse et l'explication de chacune. Pour les travailler vraiment, passe le concours en entraînement depuis ton compte : les mêmes questions dans le même ordre, corrigées une à une, et à la fin la place que tu aurais eue.

Question 1CAT devant un larmoiement

Devant un larmoiement du nouveau-né et du nourrisson que doit on éliminer en 1er ?

82 % des participants ont trouvé · 133 réponses

Un glaucome congénital82 %
BUne dacryocystite11 %
CUne conjonctivite6 %
DUn mucocèle0 %
EUne kératite2 %

Explication

Réponse : A

- A — Vrai. Le glaucome congénital doit être éliminé en priorité devant un larmoiement, surtout avec photophobie, blépharospasme ou grande cornée.

• B — Faux. Une dacryocystite est possible, mais ce n'est pas le diagnostic prioritaire visé.

• C — Faux. Une conjonctivite peut provoquer un larmoiement et des sécrétions.

• D — Faux. Une mucocèle lacrymale relève d'une autre cause, habituellement repérable au canthus interne.

• E — Faux. Une kératite doit aussi être recherchée, sans remplacer le dépistage du glaucome congénital.

Piège à éviter : conclure immédiatement à une obstruction lacrymale avant d'avoir examiné la cornée et recherché un glaucome.

Question 2CAT devant un larmoiement

Un nourrisson de 5 mois présente depuis la naissance un larmoiement de l'œil gauche avec des sécrétions muco-purulentes. Il faut suspecter (la réponse juste) :

62 % des participants ont trouvé · 130 réponses

AGlaucome congénital primitif10 %
Imperforation lacrymo-nasale62 %
CRétinoblastome4 %
DConjonctivite genococcique22 %
EToxoplasmose oculaire2 %

Explication

Réponse : B

- A — Faux. Le glaucome congénital évoque surtout un larmoiement clair avec photophobie, blépharospasme et anomalies cornéennes.

• B — Vrai. Un larmoiement ancien associé à des sécrétions muco-purulentes évoque une obstruction congénitale du canal nasolacrymal.

• C — Faux. Le rétinoblastome se révèle principalement par une leucocorie ou un strabisme.

• D — Faux. La conjonctivite gonococcique néonatale est une infection aiguë, généralement très purulente, survenant peu après la naissance.

• E — Faux. La toxoplasmose oculaire atteint surtout la rétine et la choroïde.

Piège à éviter : considérer tout larmoiement du nourrisson comme un glaucome ; la nature des sécrétions et l’examen cornéen orientent le diagnostic.

Question 3Les Glaucomes (GPAO - GPFA- Le Glaucome Congénital)

Le glaucome congénital associe tous ces signes (Cochez la réponse fausse)

75 % des participants ont trouvé · 130 réponses

ALarmoiement clair6 %
BPhotophobie5 %
CMégalocornée2 %
DPIO à 25 mmHg12 %
Exophtalmie75 %

Explication

Réponse : E (la proposition fausse)

- A — Vrai. Le larmoiement clair fait partie des manifestations classiques du glaucome congénital.

• B — Vrai. La photophobie, souvent associée au blépharospasme, constitue un signe d'alerte.

• C — Vrai. L'hypertonie distend l'œil du nourrisson et augmente le diamètre cornéen.

• D — Vrai. Une pression intraoculaire à 25 mmHg est élevée et compatible avec ce diagnostic, selon les conditions de mesure.

• E — Faux. Il s'agit d'une buphtalmie, augmentation du volume du globe, et non d'une exophtalmie, déplacement du globe vers l'avant.

Piège à éviter : confondre gros œil et œil protrus ; le glaucome congénital constitue une urgence spécialisée.

Question 4Les Glaucomes (GPAO - GPFA- Le Glaucome Congénital)

Concernant le glaucome congénital primitif (réponse fausse) :

59 % des participants ont trouvé · 128 réponses

AIl existe une prédominance masculine16 %
BII est causé par une dysgénésie de l'angle irido-cornéen7 %
Il est en général unilatéral59 %
DC'est une urgence chirurgicale9 %
EUn larmoiement clair est un signe révélateur fréquent9 %

Explication

Réponse : C (la proposition fausse)

- A — Vrai. Le glaucome congénital primitif présente une prédominance masculine.

• B — Vrai. Une anomalie du développement de l'angle iridocornéen gêne l'évacuation de l'humeur aqueuse.

• C — Faux. L'atteinte est le plus souvent bilatérale, parfois asymétrique ; les formes unilatérales existent.

• D — Vrai. Une prise en charge chirurgicale rapide est nécessaire pour préserver la fonction visuelle.

• E — Vrai. Le larmoiement clair est un signe d'appel fréquent, associé à la photophobie et au blépharospasme.

Piège à éviter : attribuer systématiquement le larmoiement du nourrisson à une obstruction des voies lacrymales, surtout si la cornée est trouble ou augmentée de diamètre.

Question 5Les Glaucomes (GPAO - GPFA- Le Glaucome Congénital)

Le glaucome congénital primitif : (RF) 1- Est une maladie héréditaire 2- Dû à un défaut de sécrétion de l’humeur aqueuse 3- N’entraîne aucun trouble cornéen 4- Constitue une cause de malvoyance importante en Algérie

49 % des participants ont trouvé · 125 réponses

A1 + 323 %
2 + 349 %
C4 + 314 %
D1 + 414 %

Explication

Réponse : B (les propositions fausses : 2 et 3)

- 1 — Vrai. Le glaucome congénital primitif possède une composante génétique ; les formes familiales sont le plus souvent autosomiques récessives, mais des cas sporadiques existent.

• 2 — Faux. L’hypertonie résulte d’un défaut d’évacuation de l’humeur aqueuse lié à une anomalie de développement de l’angle.

• 3 — Faux. Il peut provoquer un œdème cornéen, une augmentation du diamètre cornéen et des stries de Haab.

• 4 — Vrai. C’est une cause importante de malvoyance infantile, nécessitant un diagnostic et un traitement précoces.

La combinaison des deux affirmations fausses est donc B : 2 + 3.

Piège à éviter : confondre défaut de drainage et défaut de sécrétion de l’humeur aqueuse.

Question 6CAT devant une leucocorie

Concernant la cataracte congénitale : (Réponse juste)

81 % des participants ont trouvé · 125 réponses

ALe diagnostic positif repose sur la tomodensitométrie.0 %
BLe traitement est médical.0 %
L’infection foetale par la rubéole doit être recherchée systématiquement.81 %
DLa corticothérapie au long cours chez l’enfant doit être recherchée.4 %
ELe diagnostic positif repose sur l’échographie en mode A15 %

Explication

Réponse : C

- A — Faux. Le diagnostic positif repose sur l’examen ophtalmologique du cristallin, sans tomodensitométrie systématique.

• B — Faux. Une cataracte gênant le développement visuel nécessite une prise en charge chirurgicale et une réhabilitation visuelle.

• C — Vrai dans la lecture attendue. La rubéole congénitale est une cause importante à envisager dans le bilan étiologique.

• D — Faux. Une corticothérapie prolongée chez l’enfant provoque une cataracte acquise, et n’explique pas une cataracte présente à la naissance.

• E — Faux. Le mode A sert notamment à la biométrie, pas au diagnostic positif habituel.

Piège à éviter : oublier le risque d’amblyopie lié à une opacité précoce.

À noter : « systématiquement » peut se comprendre comme une étiologie à évoquer. Une recherche biologique de rubéole chez chaque enfant n’est pas une règle universelle : elle dépend du contexte maternel et des signes associés.

Question 7CAT devant une leucocorie

Quel est le 1er diagnostic à redouter devant une Leucocorie chez un nourrisson ?RJ

85 % des participants ont trouvé · 125 réponses

AUne cataracte congénitale4 %
Un rétinoblastome 85 %
CUn mélanome1 %
DUne toxocarose2 %
EUn glaucome congénital 8 %

Explication

Réponse : B

- A — Faux. Une cataracte congénitale est une cause possible de leucocorie, mais ce n’est pas le diagnostic vital prioritaire à exclure.

• B — Vrai. Le rétinoblastome doit être recherché en urgence devant une leucocorie du nourrisson.

• C — Faux. Le mélanome intraoculaire est exceptionnel à cet âge.

• D — Faux. La toxocarose peut provoquer une leucocorie, mais n’est pas le diagnostic à redouter en premier.

• E — Faux. Le glaucome congénital provoque surtout larmoiement, photophobie, augmentation du diamètre cornéen et parfois opacification cornéenne.

Piège à éviter : confondre le diagnostic le plus menaçant avec une simple liste des causes possibles ; le rétinoblastome engage les pronostics visuel et vital.

Question 8Les tumeurs de l'appareil visuel

Concernant le rétinoblastome (la réponse fausse) :

28 % des participants ont trouvé · 124 réponses · question piège

AC'est une tumeur d'origine génétique5 %
Les formes bilatérales sont rares28 %
CLa TDM met en évidence des calcifications14 %
DDans les formes avancées on peut observer une buphtalmie15 %
ELa forme endophytique est la plus fréquente38 %

Explication

Réponse : B (la proposition fausse)

- A — Vrai. Le rétinoblastome est généralement lié à l’inactivation du gène RB1, sans être toujours héréditaire.

• B — Faux. Les formes bilatérales représentent une proportion importante des cas et ne sont pas rares.

• C — Vrai. La TDM peut montrer des calcifications ; elle est toutefois évitée autant que possible au profit de l’échographie et de l’IRM pour limiter l’irradiation.

• D — Vrai. Une buphtalmie peut survenir dans une forme avancée compliquée d’un glaucome secondaire.

• E — Vrai. La croissance endophytique vers le vitré est une forme fréquente, classiquement décrite comme prédominante.

Piège à éviter : déduire qu’un examen capable de détecter une lésion est nécessairement l’examen recommandé.

Question 9Les tumeurs de l'appareil visuel

Le premier diagnostic à éliminer lors de la découverte d'un strabisme chez l'enfant (la réponse juste) :

57 % des participants ont trouvé · 123 réponses

AUn rhabdomyosarcome13 %
BUne amblyopie26 %
CUne amétropie1 %
Un rétinoblastome57 %
EUn glaucome congénital3 %

Explication

Réponse : D

- A — Faux. Le rhabdomyosarcome orbitaire se révèle surtout par une exophtalmie rapidement progressive.

• B — Faux. L'amblyopie doit être recherchée, mais elle ne remplace pas l'exclusion d'une cause organique grave.

• C — Faux. Une amétropie est fréquente, notamment dans le strabisme accommodatif, mais n'est pas la priorité vitale.

• D — Vrai. Le rétinoblastome peut se manifester par un strabisme lié à une atteinte visuelle et doit être éliminé.

• E — Faux. Le glaucome congénital donne surtout photophobie, larmoiement et augmentation du volume oculaire.

Piège à éviter : considérer d'emblée un strabisme comme fonctionnel sans examiner le fond d'œil.

Question 10Les causes de cécité chez l'enfant et chez l'adulte

Comment la rétinopathie du prématuré (ROP) peut-elle entraîner la cécité ?

67 % des participants ont trouvé · 121 réponses

AEn provoquant une cataracte congénitale.0 %
Par un décollement rétinien tractionnel complet dans les stades avancés.67 %
CPar une occlusion des vaisseaux rétiniens.14 %
DEn provoquant un glaucome congénital.5 %
EPar la dégénérescence de la macula.14 %

Explication

Réponse : B

- A — Faux. La cataracte congénitale n’est pas le mécanisme de cécité caractéristique de la rétinopathie du prématuré.

• B — Vrai. La prolifération fibrovasculaire exerce une traction pouvant aboutir à un décollement rétinien total au stade avancé.

• C — Faux. Une occlusion vasculaire n’est pas le mécanisme final typique proposé ici.

• D — Faux. La maladie ne provoque pas un glaucome congénital primitif.

• E — Faux. Il ne s’agit pas d’une dégénérescence maculaire primitive.

La rétine immature développe une néovascularisation anormale, puis une composante fibreuse rétractile.

Piège à éviter : retenir uniquement les néovaisseaux ; c’est leur évolution fibrotractionnelle qui explique le décollement rétinien et la cécité.

Question 11Trachome

Le(s) facteur(s) de risque du trachome est (sont) : (Cochez la réponse fausse) :

85 % des participants ont trouvé · 121 réponses

ADéfaut d'hygiene collective0 %
BManque d'eau9 %
CPromiscuite et saleté du visage0 %
DExposition répétée au Chlamydia trachomatis6 %
Sexe masculin85 %

Explication

Réponse : E (la proposition fausse)

- A — Vrai. Une mauvaise hygiène collective favorise la transmission du trachome.

• B — Vrai. Le manque d’eau limite le nettoyage du visage et facilite la circulation de l’infection.

• C — Vrai. Promiscuité et sécrétions présentes sur le visage augmentent les contacts contaminants.

• D — Vrai. Les infections répétées par les sérovars oculaires de *Chlamydia trachomatis* favorisent les lésions cicatricielles.

• E — Faux. Le sexe masculin n’est pas un facteur classique ; les complications cicatricielles touchent davantage les femmes dans les zones endémiques.

Piège à éviter : distinguer l’infection active, fréquente chez l’enfant, des complications tardives liées aux réinfections.

Question 12Trachome

Le trachome à la phase cicatricielle

76 % des participants ont trouvé · 120 réponses

Aprésence des follicules au niveau de la conjonctive tarsale supérieure.12 %
BLa maladie est toujours évolutive.4 %
CPrésence des follicules limbiques.3 %
Présence des ocelles limbiques et des travées fibreuses.76 %
EPas de trichiasis à ce stade.6 %

Explication

Réponse : D

- A — Faux. Les follicules tarsaux caractérisent principalement le trachome inflammatoire actif.

• B — Faux. Des séquelles cicatricielles peuvent persister sans infection active, même si leurs complications continuent à évoluer.

• C — Faux. Les follicules limbiques appartiennent à la phase inflammatoire.

• D — Vrai. Les ocelles limbiques, ou fossettes de Herbert, et les travées fibreuses témoignent de lésions cicatrisées.

• E — Faux. L'entropion cicatriciel et le trichiasis sont des complications majeures de ce stade.

Piège à éviter : assimiler disparition de l'inflammation et absence de danger : le frottement des cils peut encore provoquer une opacité cornéenne.

Question 13Trachome

La stratégie CHANCE développée par l'OMS pour combattre le trachome comporte : RF

92 % des participants ont trouvé · 120 réponses

ANettoyage du visage1 %
BChirurgie du trichiasis7 %
CTraitement par antibiotiques des trachomes florides0 %
DAmélioration de l'environnement pour une meilleure hygiène collective1 %
Vaccination92 %

Explication

Réponse : E (la proposition fausse)

- A — Vrai. Le nettoyage du visage réduit les sécrétions favorisant la transmission de l'infection.

• B — Vrai. La chirurgie corrige le trichiasis et protège la cornée du frottement des cils.

• C — Vrai. Les antibiotiques traitent l'infection active ; des traitements communautaires peuvent aussi être indiqués en zone endémique.

• D — Vrai. L'accès à l'eau et l'amélioration de l'assainissement réduisent la transmission.

• E — Faux. La vaccination ne fait pas partie de cette stratégie et aucun vaccin contre le trachome n'est disponible en pratique.

Piège à éviter : réduire CHANCE à l'antibiothérapie : elle associe chirurgie, antibiotiques, nettoyage du visage et changement de l'environnement.

Question 14Les tumeurs de l'appareil visuel

Devant une exophtalmie d’apparition rapide chez un garçon de 7 ans et d’évolution fulgurante lequel parmi ces propositions doit être éliminé en premier :

71 % des participants ont trouvé · 119 réponses

ARétinoblastome.23 %
BMélanome.1 %
Rhabdomyosarcome71 %
DLymphome.3 %
EGliome.3 %

Explication

Réponse : C

- A — Faux. Le rétinoblastome se révèle surtout par une leucocorie ou un strabisme ; l'exophtalmie correspond à une extension avancée.

• B — Faux. Le mélanome oculaire est exceptionnel à cet âge et ne correspond pas au tableau typique.

• C — Vrai. Le rhabdomyosarcome orbitaire doit être recherché en priorité devant une exophtalmie rapidement progressive chez un enfant.

• D — Faux. Un lymphome orbitaire est moins typique chez un garçon de sept ans.

• E — Faux. Le gliome du nerf optique donne habituellement une évolution plus lente.

Piège à éviter : « éliminer en premier » signifie exclure rapidement une tumeur grave par une prise en charge spécialisée, pas écarter ce diagnostic.

Question 15CAT devant une exopthalmie

L'apparition de l'exophtalmie dans la maladie de Basedow survient :

63 % des participants ont trouvé · 118 réponses

AAvant la dysthyroïdie0 %
BPendant la dysthyroïdie13 %
CMême après stabilisation et traitement1 %
Les réponses A, B, C sont justes63 %
EA et B24 %

Explication

Réponse : D

- A — Vrai. L'orbitopathie peut précéder les anomalies biologiques thyroïdiennes.

• B — Vrai. Elle peut apparaître pendant la phase de dysthyroïdie.

• C — Vrai. Elle peut se manifester après le traitement ou malgré le retour à l'euthyroïdie.

• D — Vrai. Les trois chronologies proposées sont possibles.

• E — Faux. Cette combinaison omet la possibilité d'une apparition après stabilisation.

L'évolution orbitaire n'est pas strictement parallèle à celle de la fonction thyroïdienne. Le maintien de l'euthyroïdie reste néanmoins important, et certains traitements peuvent influencer l'orbitopathie.

Piège à éviter : exclure une orbitopathie thyroïdienne parce que le bilan hormonal actuel est normal.

Question 16Les traumatismes oculaires

Les traumatismes à globe fermé englobent : RJ 1- Lacérations lamellaires 2- Contusions 3- Lacérations transfixiantes 4- Corps étrangers superficiels 5- Rupture

63 % des participants ont trouvé · 119 réponses

A(1+2+3)13 %
(1+2+4)63 %
C(2+3+4+5)3 %
D(1+2+3+4+5)18 %
E(3+4+5)3 %

Explication

Réponse : B

- 1 — Vrai. Une lacération lamellaire n'intéresse qu'une partie de l'épaisseur de la paroi oculaire.

• 2 — Vrai. Une contusion sans rupture de la cornée ou de la sclère est un traumatisme à globe fermé.

• 3 — Faux. Une lacération transfixiante traverse toute la paroi et définit un globe ouvert.

• 4 — Vrai. Un corps étranger superficiel ne traverse pas toute l'épaisseur de la paroi.

• 5 — Faux. Une rupture correspond à une ouverture de la paroi oculaire provoquée par un traumatisme contondant.

Les items justes sont 1 + 2 + 4 : B.

Piège à éviter : classer tout traumatisme contondant comme fermé ; une contusion peut provoquer une rupture du globe.

Question 17Les traumatismes oculaires

Le traumatisme oculaire à globe ouvert par perforation se caractérise par : RF

63 % des participants ont trouvé · 117 réponses

AUne urgence chirurgicale0 %
BEn plein épaisseur de l’œil2 %
CUn orifice d'entrée et un orifice de sortie32 %
Un seul orifice d'entrée63 %
ELe plus souvent provoqué par un projectile3 %

Explication

Réponse : D (la proposition fausse)

- A — Vrai. Une plaie perforante du globe nécessite une prise en charge chirurgicale urgente.

• B — Vrai. Elle traverse toute l'épaisseur de la paroi cornéosclérale.

• C — Vrai. Le même objet crée un orifice d'entrée et un orifice de sortie.

• D — Faux. Un orifice d'entrée sans sortie définit une plaie pénétrante, non perforante.

• E — Vrai. Un projectile est un mécanisme classique de traumatisme traversant.

Piège à éviter : protéger le globe par une coque rigide sans exercer de pression ; ne pas retirer un objet fiché et ne pas mesurer la pression intraoculaire.

Question 18Les traumatismes oculaires

Devant une hémorragie sous conjonctivale post traumatique, il faut impérativement rechercher : RJ

49 % des participants ont trouvé · 117 réponses

AUne plaie cornéenne18 %
BLe signe de Seidel13 %
CUn hypopion3 %
Une plaie sclérale49 %
EUn hyphéma17 %

Explication

Réponse : D

- A — Faux. Une plaie cornéenne doit être recherchée dans le bilan traumatique, mais n'est pas la lésion spécifiquement masquée par cette hémorragie.

• B — Faux. Le Seidel peut aider à détecter une fuite, sans exclure une plaie sclérale s'il est négatif.

• C — Faux. L'hypopion est un dépôt inflammatoire ou infectieux dans la chambre antérieure.

• D — Vrai. L'hémorragie peut cacher une plaie ou une rupture sclérale, particulièrement lorsqu'elle est abondante ou circonférentielle.

• E — Faux. Un hyphéma peut être associé, mais n'est pas la principale lésion occulte recherchée ici.

Piège à éviter : banaliser une hémorragie sous-conjonctivale après traumatisme ou exercer une pression sur un globe possiblement ouvert.

Question 19Oeil rouge douloureux

Les étiologies principales d’un œil rouge, douloureux avec baisse d’acuité visuelle sont : RF

87 % des participants ont trouvé · 117 réponses

ALa kératite aiguë 0 %
BL’endophtalmie 7 %
La conjonctivite87 %
DL’uvéite antérieure aiguë3 %
ELe glaucome aigu par fermeture de l’angle3 %

Explication

Réponse : C (la proposition fausse)

- A — Vrai. Une kératite provoque douleur, photophobie et baisse visuelle variable selon l'atteinte cornéenne.

• B — Vrai. L'endophtalmie est une infection intraoculaire grave pouvant entraîner rougeur, douleur et baisse visuelle majeure.

• C — Faux. Une conjonctivite simple provoque surtout gêne et sécrétions, sans véritable baisse d'acuité ni douleur profonde.

• D — Vrai. L'uvéite antérieure aiguë associe fréquemment douleur, photophobie et baisse visuelle.

• E — Vrai. La fermeture aiguë de l'angle entraîne une hypertonie douloureuse avec baisse visuelle.

Piège à éviter : diagnostiquer une conjonctivite banale devant une douleur importante ou une baisse d'acuité.

Question 20Oeil rouge douloureux

La crise de glaucome aigu par fermeture de l'angle (Cochez la réponse fausse) :

80 % des participants ont trouvé · 115 réponses

AS'accompagne d'une hypertonie oculaire majeure0 %
BSurvient chez un sujet hypermétrope8 %
CSe manifeste par un oeil rouge douloureux avec baisse de l'acuité visuelle2 %
Le myosis fait partie du tableau clinique80 %
EL'extraction du cristallin peut être indiquée lors de la prise en charge10 %

Explication

Réponse : D (la proposition fausse)

- A — Vrai. La fermeture de l’angle bloque l’évacuation de l’humeur aqueuse et élève fortement la pression.

• B — Vrai. L’hypermétropie est un terrain favorisant, sans être obligatoire.

• C — Vrai. L’association œil rouge, douleur intense et baisse visuelle est caractéristique.

• D — Faux. La pupille est classiquement en semi-mydriase peu ou non réactive, et non en myosis.

• E — Vrai. L’extraction du cristallin peut approfondir la chambre antérieure et participer au traitement.

Piège à éviter : il s’agit d’une urgence ophtalmologique ; une douleur accompagnée de nausées ne doit pas faire méconnaître l’origine oculaire.

Question 21Thérapeutique oculaire et règles et prescription de médicament à usage ophtalmologique

Les collyres beta bloquant : RJ

46 % des participants ont trouvé · 114 réponses

Abaissent la pression intra oculaire en diminuant la sécrétion de l’humeur aqueuse.46 %
BNe présentent Aucune contre indication pour leur utilisation.0 %
CSont parasympatholytiques.0 %
DAbaissent la pression intra oculaire en augmentant l’excrétion de l’humeur aqueuse.7 %
EA+C47 %

Explication

Réponse : A

- A — Vrai. Les bêtabloquants diminuent la production d'humeur aqueuse par l'épithélium ciliaire.

• B — Faux. Leur passage systémique expose notamment au bronchospasme, à la bradycardie et aux troubles de conduction.

• C — Faux. Ils bloquent des récepteurs adrénergiques : ce sont des sympatholytiques, non des parasympatholytiques.

• D — Faux. Leur mécanisme principal ne repose pas sur une augmentation de l'évacuation de l'humeur aqueuse.

• E — Faux. A est exacte mais C est fausse.

Piège à éviter : un collyre peut avoir des effets généraux ; rechercher notamment un asthme, une bradycardie ou un bloc auriculoventriculaire avant prescription.

Question 22Rétinopathie diabétique et rétinopathie hypertensive

Quel est le principal facteur de risque de la rétinopathie diabétique ?

93 % des participants ont trouvé · 114 réponses

AÂge avancé3 %
Durée du diabète93 %
CSexe masculin1 %
DCarence en vitamines0 %
ELa sédentarité4 %

Explication

Réponse : B

- A — Faux. L'âge civil est moins déterminant que l'ancienneté du diabète.

• B — Vrai. Le risque de rétinopathie augmente avec la durée d'exposition de la rétine à l'hyperglycémie.

• C — Faux. Le sexe masculin n'est pas le principal facteur de risque reconnu.

• D — Faux. Une carence vitaminique n'explique pas la microangiopathie diabétique.

• E — Faux. La sédentarité contribue au risque métabolique, mais n'est pas le facteur principal recherché ici.

L'équilibre glycémique et la pression artérielle influencent également fortement l'apparition et la progression des lésions.

Piège à éviter : confondre l'âge du patient avec la durée de son diabète.

Question 23Rétinopathie diabétique et rétinopathie hypertensive

Parmi les propositions suivantes une n’est pas considérée comme un facteur de risque direct de rétinopathie diabétique

55 % des participants ont trouvé · 113 réponses

AHTA1 %
BDyslipedemie.5 %
CGrossesse.28 %
Myopie.55 %
ENephropathie.11 %

Explication

Réponse : D (la proposition fausse)

- A — Vrai. L’HTA favorise l’apparition et la progression des lésions rétiniennes diabétiques.

• B — Vrai. La dyslipidémie est notamment associée aux exsudats et à l’atteinte maculaire.

• C — Vrai. La grossesse peut accélérer une rétinopathie diabétique préexistante.

• D — Faux. La myopie n’est pas un facteur classique d’aggravation de la rétinopathie diabétique.

• E — Vrai. La néphropathie est associée à une atteinte microvasculaire et à un risque rétinien accru.

Piège à éviter : oublier les deux déterminants majeurs du risque : ancienneté du diabète et déséquilibre glycémique.

Question 24Les troubles de la motilité oculaire

Paralysie du nerf abducens : RJ

50 % des participants ont trouvé · 113 réponses

AAtteinte du nerf IV ou de son noyau et/ou du muscle droit externe droit externe.9 %
BParfois la diplopie est monoculaire.6 %
CŒil en exotropie.4 %
L'examen retrouve une limitation de l'abduction.50 %
ELes réponses A, C sont justes32 %

Explication

Réponse : D

- A — Faux. Le nerf abducens est le VI ; le IV innerve l’oblique supérieur.

• B — Faux. La diplopie due au désalignement paralytique est binoculaire.

• C — Faux. L’œil tend à être en ésotropie, c’est-à-dire dévié vers le nez.

• D — Vrai. Le droit latéral paralysé ne permet plus une abduction normale.

• E — Faux. A et C sont toutes deux incorrectes.

Piège à éviter : la diplopie du VI est horizontale, majorée dans le regard vers le côté atteint et souvent à distance ; elle disparaît à l’occlusion d’un œil.

Question 25 · Cas clinique 1, 1/3CAT devant une leucocorie

Énoncé du cas clinique 1

Un nourrisson de 30 mois est ramené aux urgences pour constatation par la maman d'une leucocorie droite.

Quels sont dans ce cas les éléments d'orientation diagnostics à rechercher ? (Cochez la réponse fausse)

22 % des participants ont trouvé · 113 réponses · question piège

ARechercher la notion de pathologies métaboliques ou infectieuses chez la maman,4 %
BRechercher la notion de rétinoblastome ou de cataracte congénitale dans la famille.7 %
CRechercher la notion d'accouchement par forceps.55 %
Rechercher la notion d'une toxémie gravidique chez la maman.22 %
ERechercher la notion d'affections métaboliques chez le nourrisson12 %

Explication

Réponse : D (la proposition fausse)

- A — Vrai. Certaines infections maternelles, notamment la rubéole, et certains troubles métaboliques orientent vers une cataracte congénitale.

• B — Vrai. Les antécédents familiaux recherchent une cataracte héréditaire ou une prédisposition au rétinoblastome.

• C — Vrai. Un traumatisme obstétrical peut orienter vers une lésion oculaire, même si cette cause est rare.

• D — Faux. La toxémie gravidique n’est pas une cause directe habituelle de leucocorie.

• E — Vrai. Une maladie métabolique de l’enfant, telle qu’une galactosémie, peut provoquer une cataracte.

Piège à éviter : limiter l’enquête à la grossesse sans rechercher les causes familiales et métaboliques.

Question 26 · Cas clinique 1, 2/3CAT devant une leucocorie
Revoir l'énoncé du cas clinique 1

Un nourrisson de 30 mois est ramené aux urgences pour constatation par la maman d'une leucocorie droite.

L'examen ophtalmologique retrouve une cataracte totale blanche au niveau de l'œil droit (OD) et l'examen de l'œil gauche (OG) retrouve une cataracte débutante non obturante. Quels sont les examens complémentaires à demander en urgence :(Cochez la réponse juste) 1- Une IRM cérébrale. 2- Une échographie en mode A avec un calcul d'implant de chambre postérieur. 3- Une TDM cérébrale. 4- Une tomographie en cohérenceoptique (OCT) maculaire. 5- Une échographie oculaire en mode B.

28 % des participants ont trouvé · 110 réponses · question piège

A1-2-35 %
B2-320 %
C2-3-433 %
D2-3-514 %
2-528 %

Explication

Réponse : E

- 1 — Faux. Une IRM cérébrale n’est pas systématique pour une cataracte identifiée, sans suspicion tumorale ou neurologique.

• 2 — Vrai. La biométrie mesure notamment la longueur axiale et permet de calculer la puissance d’un éventuel implant.

• 3 — Faux. La TDM cérébrale n’est pas indiquée systématiquement et expose inutilement l’enfant aux rayonnements.

• 4 — Faux. La cataracte totale empêche généralement une OCT maculaire exploitable du côté droit.

• 5 — Vrai. L’échographie B explore le segment postérieur masqué par l’opacité cristallinienne.

Combinaison à cocher : E, soit 2 + 5.

Piège à éviter : confondre exploration urgente du segment postérieur et biométrie préopératoire.

Question 27 · Cas clinique 1, 3/3CAT devant une leucocorie
Revoir l'énoncé du cas clinique 1

Un nourrisson de 30 mois est ramené aux urgences pour constatation par la maman d'une leucocorie droite.

Quel est le traitement ?

92 % des participants ont trouvé · 109 réponses

AUne abstention thérapeutique et une surveillance régulière.0 %
BLe traitement est médical à base de corticoïdes par voie locale.3 %
Le traitement est chirurgical pour l'œil droit, dans les plus brefs délais avec une surveillance et une correction optique si nécessaire pour l'oeil gauche.92 %
DLe traitement est chirurgical mais ne sera réalisé qu'a un âge plus avancé.2 %
EAucune de ces propositions.4 %

Explication

Réponse : C

- A — Faux. Une cataracte totale empêchant la vision expose à une amblyopie de privation et ne relève pas d’une simple surveillance.

• B — Faux. Les corticoïdes ne rendent pas transparent un cristallin cataracté.

• C — Vrai. L’œil droit nécessite une chirurgie rapide ; l’œil gauche non obturé peut être surveillé avec correction optique adaptée.

• D — Faux. Attendre un âge plus avancé aggrave le risque de déficit visuel définitif.

• E — Faux. La proposition C correspond à la conduite indiquée.

Piège à éviter : oublier la correction optique postopératoire et le traitement de l’amblyopie, indispensables au résultat fonctionnel.

Question 28 · Cas clinique 2, 1/3Les traumatismes oculaires

Énoncé du cas clinique 2

Un patient de 41 ans est ramené aux urgences car victime d'un traumatisme oculaire ayant occasionné une plaie du globe oculaire

le facteur pronostique le plus péjoratif dans ce cas serait :

72 % des participants ont trouvé · 112 réponses

APrésence d'un hyphéma8 %
BLocalisation cornéo-sclérale de la plaie13 %
CHypotonie oculaire modérée3 %
Absence totale de perception lumineuse72 %
ELa nature végétale du corps étranger4 %

Explication

Réponse : D

- A — Faux. L'hyphéma peut entraîner des complications, mais n'est pas ici le facteur le plus péjoratif.

• B — Faux. Une plaie cornéo-sclérale est défavorable, selon son étendue et les structures lésées.

• C — Faux. L'hypotonie traduit notamment la perte d'étanchéité du globe, sans déterminer seule le potentiel visuel.

• D — Vrai. L'absence de perception lumineuse initiale est un indicateur majeur de mauvais pronostic visuel.

• E — Faux. Un corps étranger végétal augmente surtout le risque infectieux.

Piège à éviter : une absence initiale de perception lumineuse ne prouve pas systématiquement une destruction irréversible et ne dispense pas d'une prise en charge urgente.

Question 29 · Cas clinique 2, 2/3Les traumatismes oculaires
Revoir l'énoncé du cas clinique 2

Un patient de 41 ans est ramené aux urgences car victime d'un traumatisme oculaire ayant occasionné une plaie du globe oculaire

à l'interrogatoire, le patient rapporte la notion de découpage à la scie électrique d'une plaque de fer, on a suspecté la présence d'un corps étranger intra oculaire (CEIO): Concernant le corps étranger intra-oculaire ; choisir la réponse juste:

55 % des participants ont trouvé · 111 réponses

ALe CEIO est toujours symptomatique2 %
La TDM orbitaire est plus sensible que l'IRM orbitaire pour le diagnostic des CEIO métalliques55 %
CUn CEIO métallique peut se compliquer de sidérose dans quelques jours24 %
DUn CEIO végétal est visible en radiographie standard4 %
EToutes les réponse sont fausses15 %

Explication

Réponse : B

- A — Faux. Un petit corps étranger peut initialement provoquer peu de symptômes et passer inaperçu.

• B — Vrai. La TDM orbitaire en coupes fines est l'examen de référence devant un corps étranger métallique suspecté.

• C — Faux. La sidérose liée à un fragment contenant du fer est habituellement une complication retardée, de délai variable, plutôt qu'une complication attendue en quelques jours.

• D — Faux. Les fragments végétaux sont généralement radiotransparents.

• E — Faux. La proposition B est correcte.

Piège à éviter : ne pas demander d'IRM devant un possible fragment métallique ferromagnétique : sa mobilisation peut aggraver les lésions.

Question 30 · Cas clinique 2, 3/3Les traumatismes oculaires
Revoir l'énoncé du cas clinique 2

Un patient de 41 ans est ramené aux urgences car victime d'un traumatisme oculaire ayant occasionné une plaie du globe oculaire

en confrontant les données clinico-radiologiques; on est devant une plaie cornéenne centrale + hyphéma + corps étranger intraoculaire métallique; la conduite à tenir prioritaire est :

35 % des participants ont trouvé · 110 réponses

ASurveillance clinique horaire si absence de douleur ou d'inflammation0 %
BUne IRM orbitaire de confirmation2 %
CExtraction immédiate du corps étranger sans fermeture préalabale35 %
Fermeture du globe oculaire en urgence puis évaluation secondaire35 %
EVitrectomie postérieure différée avec extraction du CEIO27 %

Explication

Réponse : D

- A — Faux. Une plaie du globe avec corps étranger impose une prise en charge chirurgicale urgente, même sans douleur importante.

• B — Faux. L'IRM est contre-indiquée tant qu'un fragment métallique potentiellement ferromagnétique est présent.

• C — Faux. Une extraction isolée sans restauration de l'étanchéité du globe n'est pas la conduite appropriée.

• D — Vrai. La priorité est la fermeture urgente de la plaie et la sécurisation du globe.

• E — Faux. Une vitrectomie différée ne remplace pas cette réparation initiale.

Piège à éviter : l'extraction peut être réalisée pendant la même intervention ou secondairement selon les lésions ; « fermer d'abord » ne signifie pas différer systématiquement l'extraction.

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