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Corrigé — Mini-concours Résidanat — Les pièges de gynéco-obstétrique

Corrigé complet du concours

20 questions, la bonne réponse et l'explication de chacune. Pour les travailler vraiment, passe le concours en entraînement depuis ton compte : les mêmes questions dans le même ordre, corrigées une à une, et à la fin la place que tu aurais eue.

Question 1Tumeurs de l'ovaire bénignes et malignes

En cas de tumeur ovarienne solide ou mixte à l'échographie, chez une jeune fille, il faut : (Cochez la réponse juste)

29 % des participants ont trouvé · 31 réponses · question piège

ANe rien faire3 %
Opérer d'emblée29 %
CPonctionner par voie coelioscopique39 %
DRefaire l'échographie après les règles suivantes29 %
EFaire un test thérapeutique par oestroprogestatifs ou progestatifs0 %

Explication

La bonne réponse est B. Opérer d'emblée. En cas de tumeur ovarienne solide ou mixte chez une jeune fille, il s'agit d'une lésion suspecte qui nécessite une intervention chirurgicale pour obtenir un diagnostic précis par anatomopathologie. Les tumeurs solides ou mixtes sont considérées comme organiques et peuvent potentiellement être malignes, ce qui justifie une prise en charge rapide.

Les autres options sont incorrectes pour plusieurs raisons. A. Ne rien faire n'est pas approprié car cela pourrait retarder le diagnostic et le traitement d'une éventuelle malignité. C. Ponctionner par voie coelioscopique est risqué, car cela pourrait entraîner une dissémination de cellules malignes si la tumeur est maligne. D. Refaire l'échographie après les règles suivantes est inutile, car une seconde échographie ne changera pas la nature suspecte de la lésion. Enfin, E. Faire un test thérapeutique par oestroprogestatifs ou progestatifs n'est pas recommandé, car cela ne permet pas d'établir un diagnostic et pourrait masquer une pathologie sous-jacente.

Points clés à retenir :

1. Une tumeur ovarienne solide ou mixte est suspecte et nécessite une intervention chirurgicale pour un diagnostic.

2. Les méthodes d'observation ou de traitement médical ne sont pas appropriées dans ce contexte.

3. La ponction peut être dangereuse et n'est pas recommandée pour les tumeurs suspectes.

Question 2Cancer de l’endomètre

La forme histologique habituelle des cancers du corps utérin est: (Cochez la réponse juste)

50 % des participants ont trouvé · 32 réponses

AUn carcinome epidermoïde.28 %
BUn épithélioma spino-cellulaire.0 %
CUn rhabdomyosarcome.16 %
Un adénocarcinome.50 %
EUn adénosarcome.6 %

Explication

La bonne réponse est D. Un adénocarcinome. Les cancers du corps utérin, en particulier ceux de l'endomètre, se présentent principalement sous la forme d'adénocarcinomes. Ces tumeurs dérivent des cellules glandulaires de l'endomètre et représentent la majorité des cas de cancer de l'utérus.

Les autres options sont incorrectes pour les raisons suivantes :

• A. Un carcinome épidermoïde : Ce type de cancer est plus fréquent dans d'autres localisations, comme le col de l'utérus, mais pas dans le corps utérin.

• B. Un épithélioma spino-cellulaire : Ce terme est souvent utilisé pour désigner des carcinomes épidermoïdes, et ne s'applique pas au cancer du corps utérin.

• C. Un rhabdomyosarcome : Bien que ce soit un type de sarcome, il est rare et concerne principalement les tissus mous, pas le corps utérin.

• E. Un adénosarcome : Ce type de tumeur est également rare et se compose de tissus glandulaires et stromaux, mais il ne représente pas la forme la plus courante des cancers utérins.

Points clés à retenir :

1. Le cancer de l'endomètre est majoritairement un adénocarcinome.

2. Les autres types de tumeurs mentionnés sont moins fréquents dans le contexte du corps utérin.

3. La compréhension des différentes formes histologiques est essentielle pour le diagnostic et le traitement des cancers gynécologiques.

Question 3mecanisme general de laccouchement

Les critères permettant d'affirmer qu'une femme ayant une grossesse à terme est en début de travail sont : (Cochez la réponse juste)

63 % des participants ont trouvé · 32 réponses

ALa perte du bouchon muqueux.3 %
BLa présence de contractions utérines.13 %
CLa rupture des membranes.3 %
La modification du col utérin.63 %
EL'engagement de la tête.19 %

Explication

La bonne réponse est D. La modification du col utérin. Ce critère est le plus spécifique pour affirmer qu'une femme est en début de travail, car il indique des changements physiologiques dans le col, tels que la dilatation et l'effacement, qui sont des signes clairs du début du travail.

Les autres options ne sont pas spécifiques au début du travail. A. La perte du bouchon muqueux peut se produire plusieurs jours avant le début du travail et ne garantit pas que le travail a commencé. B. La présence de contractions utérines est également un signe, mais les contractions peuvent être présentes sans que le travail ait réellement commencé, comme dans le cas de contractions de Braxton Hicks. C. La rupture des membranes peut survenir avant le début du travail, mais elle ne signifie pas nécessairement que le travail a commencé. Enfin, E. L'engagement de la tête est un signe qui se produit généralement plus tard dans le travail et n'est pas un indicateur du début.

Points clés à retenir :

1. La modification du col utérin est le critère le plus spécifique pour le début du travail.

2. Les contractions et la perte du bouchon muqueux peuvent survenir sans que le travail ait commencé.

3. La rupture des membranes et l'engagement de la tête ne sont pas des signes spécifiques du début du travail.

Question 4Hémorragie du T3 (placenta praevia, hématome rétro placentaire ,rupture utérine)

En cas d'hémorragie de Ia délivrance par atonie utérine, quel est le premier geste thérapeutique a faire? (Cochez la réponse juste)

55 % des participants ont trouvé · 31 réponses

AL'hystérectomie d'hémostase.0 %
BLa poche de glace sur le ventre.6 %
CLe tamponnement intra-utérin.29 %
DLa ligature des artères hypogastriques.10 %
L'injection d'ocytociques majeurs.55 %

Explication

La bonne réponse est E. L'injection d'ocytociques majeurs. En cas d'hémorragie de la délivrance due à une atonie utérine, l'administration d'ocytociques, comme l'ocytocine, est le premier geste thérapeutique recommandé. Ces médicaments stimulent les contractions utérines, permettant ainsi de réduire le saignement en favorisant la rétraction de l'utérus.

Les autres options sont incorrectes pour les raisons suivantes :

• A. L'hystérectomie d'hémostase est une mesure de dernier recours, réservée aux cas où les autres interventions échouent.

• B. La poche de glace sur le ventre peut aider à réduire la douleur ou l'inflammation, mais elle n'a pas d'effet direct sur l'hémorragie.

• C. Le tamponnement intra-utérin peut être utilisé si l'hémorragie persiste après l'administration d'ocytociques, mais ce n'est pas le premier geste.

• D. La ligature des artères hypogastriques est également une intervention plus invasive qui est envisagée après l'échec des traitements médicaux.

Points clés à retenir :

1. L'injection d'ocytociques est le premier traitement pour l'atony utérine.

2. Les interventions chirurgicales sont réservées aux cas où les traitements médicaux échouent.

3. La gestion précoce de l'hémorragie est cruciale pour prévenir des complications graves.

Question 5Accouchement de la face ,front et bregma (présentations céphaliques défléchies )

La présentation du front: (Cocher la réponse Juste)1-Est une présentation céphalique intermédiaire proche de la flexion 2- Est une présentation du travail3-A l'examen on perçoit le menton4-A l'examen on ne perçoit jamais le bregma5- L'engagement dans les conditions normales est impossible

38 % des participants ont trouvé · 29 réponses

A1+2+421 %
B1+2+321 %
C2+3+43 %
D3+4+517 %
1+2+538 %

Explication

La bonne réponse est E. 1+2+5.

La première affirmation est correcte car la présentation du front est effectivement une présentation céphalique intermédiaire qui se situe entre la flexion et la déflexion. Cela signifie que le fœtus est en position défléchie, ce qui est caractéristique de cette présentation. La deuxième affirmation est également vraie, car il s'agit d'une présentation du travail, où la tête est fixée au détroit supérieur. Enfin, la cinquième affirmation est correcte : dans des conditions normales, l'engagement de la présentation du front dans le canal pelvien est impossible, ce qui nécessite une césarienne.

Les autres options sont incorrectes. La troisième affirmation est fausse car, lors de l'examen, c'est le front qui est perçu, et non le menton. La quatrième affirmation est également incorrecte, car il est possible de percevoir le bregma lors de l'examen, même si cela peut être moins fréquent.

Points clés à retenir :

• La présentation du front est une présentation céphalique défléchie, proche de la déflexion.

• Elle est considérée comme une présentation du travail, mais ne permet pas un accouchement par voie naturelle dans des conditions normales.

• La césarienne est généralement nécessaire pour les présentations du front en raison de l'impossibilité d'engagement.

Question 6Grossesse normale :diagnostic et surveillance

Un taux élevé d'alpha foetoprotéine amniotique doit faire craindre que la femme attende un enfant atteint de: Cochez la réponse fausse

29 % des participants ont trouvé · 31 réponses · question piège

ATrisomie 21 39 %
BMucoviscidose 6 %
CSpina bifida 13 %
DPhénylcétonurie 13 %
Immunisation rhésus 29 %

Explication

La réponse fausse est A. Trisomie 21. Un taux élevé d'alpha-foetoprotéine (AFP) amniotique est généralement associé à des malformations congénitales comme le spina bifida (option C) et certaines conditions génétiques, mais pas à la trisomie 21. En fait, la trisomie 21 est souvent associée à une baisse des niveaux d'AFP.

Les autres options sont correctes dans le contexte de l'élévation de l'AFP. La mucoviscidose (option B) et la phénylcétonurie (option D) peuvent également être associées à des niveaux élevés d'AFP, bien que cela soit moins courant. L'immunisation rhésus (option E) n'est pas directement liée à l'AFP, mais elle peut entraîner des complications fœtales qui pourraient indirectement influencer les niveaux d'AFP.

En résumé, il est essentiel de retenir que l'élévation de l'AFP est souvent liée à des malformations comme le spina bifida, tandis que la trisomie 21 est associée à une diminution de cet marqueur. Les points clés à retenir sont :

1. AFP élevé : associé à des malformations congénitales.

2. Trisomie 21 : généralement liée à une baisse d'AFP.

3. L'AFP n'est pas un marqueur spécifique pour toutes les conditions génétiques.

Question 7Aménorrhée primaire et secondaire

Chez une femme de taille normale ayant des caractères sexuels secondaires normaux et âgée de plus de 18 ans, une aménorrhée primaire peut être due à: (Cochez la réponse juste)

75 % des participants ont trouvé · 32 réponses

AUne dysgénésie gonadique. 13 %
Une malformation utéro-vaginale. 75 %
CUn impubérisme. 9 %
DUne ménopause précoce. 0 %
EUne cause iatrogène. 3 %

Explication

La bonne réponse est B. Une malformation utéro-vaginale. Cette option est correcte car une malformation de l'utérus ou du vagin peut empêcher l'apparition des menstruations chez une femme ayant des caractères sexuels secondaires normaux. Dans ce cas, les ovaires fonctionnent correctement, mais l'anatomie des voies génitales est altérée, ce qui conduit à une aménorrhée primaire.

Les autres options sont incorrectes pour les raisons suivantes :

• A. Une dysgénésie gonadique : Cette condition est généralement associée à l'absence de caractères sexuels secondaires, car les gonades ne fonctionnent pas correctement.

• C. Un impubérisme : Cette situation se caractérise par l'absence de développement des caractères sexuels secondaires, ce qui exclut la possibilité d'une aménorrhée primaire avec des caractères normaux.

• D. Une ménopause précoce : La ménopause précoce est une cause d'aménorrhée secondaire, car elle survient après l'apparition des menstruations.

• E. Une cause iatrogène : Les causes iatrogènes, telles que des interventions chirurgicales ou des traitements médicaux, entraînent également une aménorrhée secondaire, car elles affectent une fonction ovarienne déjà établie.

Points clés à retenir :

1. Une aménorrhée primaire se définit par l'absence de menstruations chez une femme de plus de 16 ans, avec des caractères sexuels secondaires normaux.

2. Les malformations utéro-vaginales peuvent être une cause d'aménorrhée primaire, alors que d'autres causes comme la dysgénésie gonadique et l'impubérisme sont associées à l'absence de caractères sexuels secondaires.

3. Les causes d'aménorrhée secondaire incluent la ménopause précoce et les causes iatrogènes, qui ne s'appliquent pas dans le cas d'une aménorrhée primaire.

Question 8Suites de couches normales et pathologiques

Une lymphangite du sein lors de l'allaitement maternel est responsable des signes suivants : (Cochez la réponse fausse)

63 % des participants ont trouvé · 32 réponses

ATempérature à 40°19 %
BRougeur localisée ou traînée rouge6 %
CGanglions axillaires sensibles6 %
Existence de pus dans le lait63 %
ESeins tendus très douloureux6 %

Explication

La réponse fausse est D. Existence de pus dans le lait. En cas de lymphangite du sein, qui est une infection des vaisseaux lymphatiques souvent associée à une mastite, il n'y a généralement pas de pus dans le lait. La présence de pus dans le lait serait plutôt indicative d'un abcès mammaire, qui est une complication différente.

Les autres options sont correctes et décrivent des signes typiques de la lymphangite du sein. A. Température à 40° est fréquente en raison de l'infection. B. Rougeur localisée ou traînée rouge est également un signe classique, résultant de l'hyperhémie due à l'inflammation. C. Ganglions axillaires sensibles peuvent être présents car l'infection peut entraîner une réaction des ganglions lymphatiques. Enfin, E. Seins tendus très douloureux est un symptôme courant, lié à l'inflammation et à la congestion mammaire.

Points clés à retenir :

1. La lymphangite du sein est une infection qui peut provoquer une fièvre élevée et des signes d'inflammation.

2. La présence de pus dans le lait n'est pas un signe de lymphangite, mais plutôt d'un abcès.

3. Les symptômes incluent rougeur, douleur, et sensibilité des ganglions lymphatiques.

Question 9Délivrance normal et pathologique

Le traitement chirurgical de l’hémorragie du post-partum repose sur : (Cochez la réponse fausse)

77 % des participants ont trouvé · 30 réponses

AHystérectomie subtotale inter-annexielle. 0 %
BLigature des artères hypogastriques. 7 %
CLigature des artères utérines. 3 %
Hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale. 77 %
ECapitonnage utérin. 13 %

Explication

La réponse fausse est D. Hystérectomie totale avec annexectomie bilatérale. Cette option est incorrecte car, dans le cadre d'une hémorragie du post-partum, l'hystérectomie est généralement réalisée sans annexectomie, sauf en cas de pathologie associée. L'objectif principal est de contrôler l'hémorragie tout en préservant la fonction ovarienne si possible.

Les autres options sont correctes dans le contexte du traitement chirurgical de l'hémorragie du post-partum. A. Hystérectomie subtotale inter-annexielle et B. Ligature des artères hypogastriques sont des interventions qui peuvent être envisagées pour maîtriser le saignement. La C. Ligature des artères utérines est une technique conservatrice souvent utilisée en première intention pour contrôler l'hémorragie. Enfin, le E. Capitonnage utérin est une méthode de compression qui peut également être efficace dans ce contexte.

Points clés à retenir :

1. L'hystérectomie pour hémorragie du post-partum vise à contrôler le saignement tout en préservant les ovaires si possible.

2. Les techniques de ligature des artères utérines et hypogastriques sont des options conservatrices avant d'envisager une hystérectomie.

3. Le capitonnage utérin est une méthode chirurgicale efficace pour traiter l'atonie utérine.

Question 10Grossesse extra utérine

Les éléments évocateurs d'une grossesse extra-utérine sont: (Cochez la réponse fausse)

68 % des participants ont trouvé · 31 réponses

ALes métrorragies noirâtres du premier trimestre.6 %
BLes antécédents d'infection génitale haute,10 %
Les signes sympathiques exagérés de la grossesse.68 %
DLes douleurs pelviennes unilatérales.3 %
ELa masse latéro-uterine mal limitée douloureuse.13 %

Explication

La réponse fausse est C. Les signes sympathiques exagérés de la grossesse. En effet, les signes sympathiques de la grossesse, tels que les nausées ou les changements d'humeur, ne sont pas spécifiquement associés à une grossesse extra-utérine (GEU). Ces symptômes peuvent survenir dans une grossesse normale et ne sont pas des indicateurs fiables d'une GEU.

Les autres options sont correctes et évocatrices d'une GEU. A. Les métrorragies noirâtres du premier trimestre peuvent indiquer une implantation anormale. B. Les antécédents d'infection génitale haute sont un facteur de risque connu pour les GEU, car ils peuvent entraîner des adhérences pelviennes. D. Les douleurs pelviennes unilatérales sont typiques d'une GEU, souvent localisées du côté de l'implantation. Enfin, E. La masse latéro-utérine mal limitée douloureuse peut également être un signe clinique d'une GEU.

Points clés à retenir :

1. Les métrorragies noirâtres et les douleurs pelviennes unilatérales sont des signes évocateurs de GEU.

2. Les antécédents d'infection génitale haute augmentent le risque de GEU.

3. Les signes sympathiques de grossesse ne sont pas spécifiques à une GEU et ne doivent pas être utilisés comme critères diagnostiques.

Question 11Infections et grossesse

Une patiente G4 P3, enceinte de 38 semaines vous appelle pour une fièvre et des symptômes évoquant un syndrome grippal. Les examens clinique et obstétrical sont normaux. Quelle conduite immédiate proposez-vous ? (RJ)1. Vous demandez un examen cytobactériologique des urines 2. Vous demandez une hémoculture 3. Vous prescrivez de l’Amoxicilline 1g 3x/jour 4. Vous l’hospitalisez en isolement et demandez un test PCR Covid

25 % des participants ont trouvé · 32 réponses · question piège

1-2-3-4 25 %
B1-2-3 34 %
C2-1-4 28 %
D2-3-4 3 %
E1-3-49 %

Explication

La bonne réponse est A. 1-2-3-4. Dans le cas d'une femme enceinte de 38 semaines présentant une fièvre et des symptômes grippaux, il est crucial d'agir rapidement. La première étape consiste à demander un examen cytobactériologique des urines (ECBU), car une infection urinaire est fréquente chez les femmes enceintes et peut être asymptomatique. Ensuite, une hémoculture est nécessaire pour exclure une septicémie, notamment due à la listériose, qui est une infection grave chez la femme enceinte. La prescription d’Amoxicilline est également justifiée, car elle est souvent utilisée pour traiter la listériose. Enfin, en période de pandémie, il est essentiel de hospitaliser la patiente en isolement et de demander un test PCR pour le Covid-19, afin d'exclure cette infection potentiellement grave.

Les autres options sont incorrectes car elles ne couvrent pas l'ensemble des mesures nécessaires. Par exemple, l'option B (1-2-3) omet l'isolement et le test PCR, ce qui est crucial dans le contexte actuel. L'option C (2-1-4) commence par l'hémoculture, mais ne mentionne pas l'ECBU, ce qui est un oubli important. L'option D (2-3-4) exclut l'ECBU, et l'option E (1-3-4) omet l'hémoculture, ce qui est également une lacune.

Points clés à retenir :

1. ECBU systématique chez toute femme enceinte avec fièvre.

2. Hémoculture pour exclure une septicémie, notamment due à la listériose.

3. En période de pandémie, test PCR Covid et isolement sont essentiels pour la sécurité de la patiente et du fœtus.

Question 12Tumeurs bénignes du sein

La tumeur du sein à composante mixte est: (Cochez la réponse juste)

74 % des participants ont trouvé · 31 réponses

ALe carcinome lobulaire.10 %
La tumeur phylloïde.74 %
CLe carcinome canalaire.13 %
DLe carcinome in situ.3 %
ELe carcinome médullaire.0 %

Explication

La tumeur phylloïde (option B) est la bonne réponse car elle est caractérisée par sa composante mixte, comprenant à la fois un élément épithélial et un élément mésenchymateux. L'élément épithélial est souvent constitué de glandes bénignes ou légèrement atypiques, tandis que l'élément mésenchymateux se compose d'un stroma qui peut être bénin, borderline ou malin. Cette dualité dans la composition cellulaire est ce qui définit la nature mixte de la tumeur phylloïde.

Les autres options ne sont pas correctes car elles ne présentent pas cette caractéristique de composante mixte. Le carcinome lobulaire (option A) et le carcinome canalaire (option C) sont des types de carcinomes qui sont principalement épithéliaux et ne contiennent pas de composant mésenchymateux significatif. Le carcinome in situ (option D) est également un cancer épithélial sans composante mésenchymateuse. Enfin, le carcinome médullaire (option E) est un type de carcinome qui, bien qu'il présente certaines caractéristiques distinctives, ne possède pas non plus de composante mixte comme celle de la tumeur phylloïde.

Points clés à retenir :

1. La tumeur phylloïde est unique en raison de sa composante mixte épithéliale et mésenchymateuse.

2. Les carcinomes mentionnés dans les autres options sont principalement des tumeurs épithéliales sans composante mésenchymateuse.

3. La classification des tumeurs mammaires repose sur leur composition cellulaire et leur comportement biologique.

Question 13Infections et grossesse

À propos de la varicelle au cours de la grossesse: (Cochez l'association juste)1- Les pneumopathies varicelleuses sont plus graves chez la mère. 2- Toute varicelle déclarée chez la femme enceinte nécessite un traitement par aciclovir. 3- Le taux de létalité de la varicelle périnatale est de 21%. 4- La situation potentiellement la plus grave est l'apparition d'une varicelle chez la mère moins de 10 jours avant l'accouchement. 5- Le risque de varicelle congénitale est extrêmement faible.

41 % des participants ont trouvé · 29 réponses

A1+2+3+4 41 %
1+3+4+5 41 %
C2+3+4+5 0 %
D1+2+4+5 10 %
E1+2+3+4+5 7 %

Explication

La bonne réponse est B. 1+3+4+5.

1. Les pneumopathies varicelleuses sont plus graves chez la mère : Cela est vrai, car les femmes enceintes présentent un risque accru de complications respiratoires en raison de l'immunosuppression physiologique de la grossesse.

2. Toute varicelle déclarée chez la femme enceinte nécessite un traitement par aciclovir : Cette affirmation est incorrecte. Le traitement par aciclovir n'est pas systématique et est généralement réservé aux cas sévères ou aux femmes à risque accru de complications.

3. Le taux de létalité de la varicelle périnatale est de 21% : Cela est vrai, car la varicelle périnatale peut entraîner des complications graves, y compris la mortalité néonatale, surtout si la mère a développé la varicelle peu avant l'accouchement.

4. La situation potentiellement la plus grave est l'apparition d'une varicelle chez la mère moins de 10 jours avant l'accouchement : Cela est également vrai, car cela augmente considérablement le risque de transmission au nouveau-né et de complications.

5. Le risque de varicelle congénitale est extrêmement faible : Cette affirmation est correcte, mais elle n'est pas pertinente dans le contexte des autres options, car le risque existe mais reste faible.

Points clés à retenir :

• Les femmes enceintes doivent être surveillées de près en cas de varicelle, surtout en fin de grossesse.

• Le traitement par aciclovir est réservé aux cas spécifiques et ne doit pas être généralisé.

• La varicelle périnatale peut avoir des conséquences graves, d'où l'importance de la prévention et de la vaccination.

Question 14Grossesse normale :diagnostic et surveillance

A quel terme de la grossesse, en semaines d'aménorrhée, commence-t-on à observer en échographie une activité cardiaque fœtale? Cochez la réponse juste

59 % des participants ont trouvé · 32 réponses

A4 25 %
7 59 %
C12 13 %
D14 0 %
E16 3 %

Explication

La bonne réponse est B. 7. En effet, l'activité cardiaque fœtale commence généralement à être détectable par échographie transvaginale autour de la 7ème semaine d'aménorrhée. À ce stade, le cœur fœtal commence à battre et peut être visualisé, ce qui est un indicateur important du développement précoce du fœtus.

Les autres options sont incorrectes car :

• A. 4 : À ce stade précoce, le développement embryonnaire est encore en cours et l'activité cardiaque n'est pas encore observable.

• C. 12, D. 14, et E. 16 : Bien que l'activité cardiaque soit toujours présente à ces stades, la question demande le moment où elle commence à être détectée, ce qui est plus tôt qu'à 12 semaines.

Points clés à retenir :

1. L'activité cardiaque fœtale est généralement détectable à partir de la 7ème semaine d'aménorrhée.

2. L'échographie transvaginale est plus sensible pour détecter cette activité à un stade précoce.

3. La détection de l'activité cardiaque est un signe positif de viabilité fœtale.

Question 15Grossesse extra utérine

Les facteurs de risque de la grossesse extra-utérine:(Cocher la réponse fausse)

61 % des participants ont trouvé · 31 réponses

ASalpingite3 %
Oestro Progestatifs61 %
CChirurgie pelvienne0 %
DTabac3 %
EMicro Progestatifs32 %

Explication

La réponse fausse parmi les options proposées est B. Oestro Progestatifs. Les contraceptifs oestro-progestatifs ne sont pas considérés comme des facteurs de risque pour la grossesse extra-utérine (GEU). En effet, ces contraceptifs agissent principalement en inhibant l'ovulation et en modifiant l'endomètre, ce qui réduit le risque de grossesse, y compris de GEU.

Les autres options sont toutes des facteurs de risque reconnus pour la GEU. A. Salpingite est un facteur de risque majeur, car elle peut entraîner des lésions tubaires. C. Chirurgie pelvienne peut causer des adhérences qui affectent la motilité des trompes. D. Tabac est également un facteur de risque bien établi, avec une relation dose-effet démontrée. Enfin, E. Micro Progestatifs peuvent ralentir la motilité tubaire, ce qui peut également augmenter le risque de GEU.

Points clés à retenir :

1. Les antécédents de salpingite et de chirurgie pelvienne sont des facteurs de risque importants pour la GEU.

2. Le tabac a un impact significatif sur le risque de GEU.

3. Les contraceptifs oestro-progestatifs ne sont pas associés à une augmentation du risque de GEU.

Question 16Contraception

Une contraception orale oestroprogestative: Cochez la réponse juste1- Multiplie le risque de thrombose veineuse profonde 2- Est contre indiquée en cas d'antécédents personnels de thrombose veineuse profonde 3- N'est pas contre indiquée en cas d'antécédents familiaux de thrombose veineuse profonde 4- Associée au tabac ne majore pas le risque thromboembolique 5- Le risque thrombogéne est dose dépendant et apparait plus faible avec la pilule minidosée

62 % des participants ont trouvé · 29 réponses

A1-2-3 21 %
B1-2-4 10 %
C1-4-5 0 %
D3-4-5 7 %
1-2-5 62 %

Explication

Les bonnes réponses sont 1, 2 et 5, ce qui correspond à l'option E.

1. Multiplie le risque de thrombose veineuse profonde : C'est vrai, les contraceptifs oraux oestroprogestatifs augmentent le risque de thrombose veineuse profonde en raison de l'effet pro-thrombogène des œstrogènes.

2. Est contre-indiquée en cas d'antécédents personnels de thrombose veineuse profonde : C'est également vrai. Les antécédents personnels de thrombose veineuse profonde constituent une contre-indication absolue à l'utilisation de ces contraceptifs, car cela augmente considérablement le risque de récidive.

3. N'est pas contre-indiquée en cas d'antécédents familiaux de thrombose veineuse profonde : Cette affirmation est fausse. Les antécédents familiaux de thrombose veineuse profonde peuvent également être considérés comme une contre-indication, surtout si d'autres facteurs de risque sont présents.

4. Associée au tabac ne majore pas le risque thromboembolique : C'est faux. Le tabac est un facteur de risque bien connu qui, lorsqu'il est associé à la prise de contraceptifs oraux, augmente significativement le risque thromboembolique.

5. Le risque thrombogène est dose dépendant et apparaît plus faible avec la pilule minidosée : C'est vrai. Les pilules à faible dose d'œstrogènes sont associées à un risque thromboembolique réduit par rapport aux pilules à dose plus élevée.

Points clés à retenir :

• Les contraceptifs oraux augmentent le risque de thrombose veineuse.

• Les antécédents personnels de thrombose veineuse profonde sont une contre-indication absolue.

• Le tabac augmente le risque thromboembolique lorsqu'il est associé à des contraceptifs oraux.

Question 17Diabète et grossesse

Chez un nouveau-né de mère diabétique, toutes les complications suivantes peuvent survenir? (Cochez la réponse fausse)

74 % des participants ont trouvé · 31 réponses

AHypoglycémie.3 %
BMaladie des membranes hyalines.10 %
CComplication cardiaque.13 %
DMacrosomie.0 %
Hypercalcémie,74 %

Explication

La réponse fausse parmi les options proposées est E. Hypercalcémie. Chez les nouveau-nés de mères diabétiques, l'hypercalcémie n'est pas une complication courante. Les complications les plus fréquemment observées incluent l'hypoglycémie, la maladie des membranes hyalines, les complications cardiaques et la macrosomie.

A. Hypoglycémie : Les nouveau-nés de mères diabétiques peuvent présenter une hypoglycémie en raison de la production excessive d'insuline en réponse à des niveaux élevés de glucose pendant la grossesse.

B. Maladie des membranes hyalines : Cette condition, également connue sous le nom de syndrome de détresse respiratoire néonatale, est plus fréquente chez les bébés prématurés, mais elle peut également survenir chez les nouveau-nés de mères diabétiques, en raison de la maturation pulmonaire retardée.

C. Complication cardiaque : Les anomalies cardiaques congénitales, telles que les cardiopathies, sont plus fréquentes chez les enfants de mères diabétiques, en raison des effets du diabète sur le développement embryonnaire.

D. Macrosomie : Les bébés nés de mères diabétiques ont souvent un poids à la naissance supérieur à la moyenne (macrosomie) en raison d'une hyperglycémie maternelle qui entraîne une hyperinsulinisme fœtal.

Points clés à retenir :

1. L'hypercalcémie n'est pas une complication reconnue chez les nouveau-nés de mères diabétiques.

2. Les complications courantes incluent l'hypoglycémie, la maladie des membranes hyalines, les anomalies cardiaques et la macrosomie.

3. La gestion du diabète pendant la grossesse est cruciale pour minimiser les risques de complications néonatales.

Question 18Infections et grossesse

Une jeune femme de 23 ans, enceinte de huit semaines, a une sérologie de la toxoplasmose négative. Vous lui conseillez: (Cochez la réponse juste)

75 % des participants ont trouvé · 32 réponses

AUne prophylaxie par de la Rovamycine jusqu'à la 24ème semaine de sa grossesse.3 %
BDe ne consommer la viande que bien cuite.19 %
CDe faire 03 examens coprologiques parasitaires chaque mois pendant toute la grossesse.3 %
De faire chaque mois une prise de sang pour recherche d'anticorps anti-toxoplasmiques.75 %
EDe faire après l'accouchement une vaccination anti-toxoplasmique.0 %

Explication

La bonne réponse est D. De faire chaque mois une prise de sang pour recherche d'anticorps anti-toxoplasmiques. En cas de sérologie négative pour la toxoplasmose chez une femme enceinte, il est recommandé de surveiller régulièrement la sérologie pour détecter une éventuelle infection, surtout si elle est exposée à des facteurs de risque. Cela permet de prendre des mesures appropriées en cas de contamination.

Les autres options sont incorrectes pour les raisons suivantes :

• A. Une prophylaxie par de la Rovamycine jusqu'à la 24ème semaine de sa grossesse : Il n'y a pas d'indication à débuter une prophylaxie antibiotique en l'absence d'infection avérée.

• B. De ne consommer la viande que bien cuite : Bien que cela soit une bonne pratique pour prévenir l'infection, ce n'est pas une recommandation spécifique à la sérologie négative, car il s'agit d'une mesure préventive générale.

• C. De faire 03 examens coprologiques parasitaires chaque mois pendant toute la grossesse : Les examens coprologiques ne sont pas nécessaires pour le suivi de la toxoplasmose.

• E. De faire après l'accouchement une vaccination anti-toxoplasmique : Il n'existe pas de vaccin anti-toxoplasmique disponible pour les humains.

Points clés à retenir :

1. La surveillance sérologique est essentielle pour les femmes enceintes avec une sérologie négative.

2. Les mesures préventives incluent la consommation de viande bien cuite et l'hygiène lors de la manipulation de la litière des chats.

3. Il n'y a pas de vaccin contre la toxoplasmose pour les humains, et la prophylaxie antibiotique n'est pas indiquée sans infection.

Question 19Allo-immunisasation

Le test de Coombs direct: (Cochez l'association fausse)1- Consiste à mettre en évidence des anticorps présents à la surface des hématies. 2- Consiste à mettre en évidence, dans le sérum , des anticorps dirigés contre des antigènes érythrocytaires. 3- Est positif dans les anémies hémolytiques auto-immunes . 4- Est positif chez la mère en cas d'allo-immunisation fœto-maternelle. 5- Est positif chez le nouveau-né en cas d'allo-immunisation fœto-maternelle.

44 % des participants ont trouvé · 32 réponses

A1+33 %
2+444 %
C1+59 %
D3+50 %
E1+3+544 %

Explication

La bonne réponse est l'option B (2+4), car elle contient des affirmations incorrectes. Le test de Coombs direct est conçu pour détecter des anticorps déjà fixés à la surface des hématies, ce qui rend l'affirmation 1 correcte. L'affirmation 2 est incorrecte car elle décrit le test de Coombs indirect, qui recherche des anticorps dans le sérum. L'affirmation 4 est également incorrecte : le test de Coombs direct n'est pas positif chez la mère en cas d'allo-immunisation fœto-maternelle, mais plutôt chez le nouveau-né.

Les affirmations 3 et 5 sont correctes. Le test de Coombs direct est positif dans les anémies hémolytiques auto-immunes, car des anticorps se lient aux globules rouges. De plus, il est positif chez le nouveau-né en cas d'allo-immunisation fœto-maternelle, car les anticorps maternels peuvent traverser le placenta et se lier aux hématies du fœtus.

Points clés à retenir :

1. Le test de Coombs direct détecte les anticorps fixés sur les hématies.

2. Le test de Coombs indirect recherche des anticorps dans le sérum.

3. Il est positif dans les anémies hémolytiques auto-immunes et chez le nouveau-né en cas d'allo-immunisation.

Question 20mecanisme general de laccouchement

Quels sont les critères d'acceptation d'une tentative d'accouchement par voie basse? (Cochez l'association juste)1- Multiparité. 2- Poids foetal inférieur à 3.800 g. 3- Radio-pelvimétrie normale. 4- Présentation longitudinale. 5- Présentation transverse.

55 % des participants ont trouvé · 31 réponses

A1+3+4 16 %
1+2+3 55 %
C2+3+4 26 %
D1+3+5 0 %
E2+4+5 3 %

Explication

La bonne réponse est B. 1+2+3.

Multiparité (1) est un critère favorable pour une tentative d'accouchement par voie basse, car les femmes ayant déjà accouché par voie vaginale ont généralement un meilleur pronostic pour un nouvel accouchement par cette voie. Un poids fœtal inférieur à 3.800 g (2) est également un critère d'acceptation, car un poids trop élevé peut augmenter le risque de complications lors de l'accouchement. Enfin, une radio-pelvimétrie normale (3) indique que le bassin de la mère est adéquat pour permettre un passage en toute sécurité du fœtus.

Les autres options sont incorrectes pour les raisons suivantes :

• Option A (1+3+4) : Bien que 1 et 3 soient corrects, la présentation longitudinale (4) n'est pas un critère favorable ; en effet, elle peut être une contre-indication si elle implique une présentation anormale (comme le front).

• Option C (2+3+4) : Bien que 2 et 3 soient corrects, la présentation longitudinale (4) est également problématique si elle n'est pas en position céphalique.

• Option D (1+3+5) : La présentation transverse (5) est une contre-indication à l'accouchement par voie basse, ce qui rend cette option incorrecte.

• Option E (2+4+5) : Comme mentionné, la présentation transverse (5) est une contre-indication, et la présentation longitudinale (4) peut également poser problème.

Points clés à retenir :

1. La multiparité et un poids fœtal adéquat sont des critères favorables pour un accouchement par voie basse.

2. Une radio-pelvimétrie normale est essentielle pour évaluer la faisabilité de l'accouchement.

3. Les présentations anormales, comme la présentation transverse, sont des contre-indications à l'accouchement vaginal.

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